Le 20 août à 6 heures du matin, le 1er bataillon de chasseurs bavarois marche en direction de Conthil. Les 1ère et 3e compagnies, venant de Zarbeling, se déploient serrant à droite et à gauche tandis que la 2e compagnie se décale à gauche et que la 4e compagnie suit derrière au centre. A une distance d’environ 600 m. les 1ère et 3e compagnies ouvrent le feu et occupent la bordure est de Conthil ; à 8 heures du matin, ils pénètrent dans le village.

   La 2e compagnie déloge rapidement les tireurs ennemis en plein champ au sud du village situé à l’ouest de Lidrequin. Pendant ce temps, les 1ère et 3e compagnies gagnent la bordure ouest de Conthil. Alors qu’ils se concentrent dans la rue du village, à environ 100 m. à l’extérieur de la localité, une fusillade parvient depuis des fenêtres et des lucarnes au sous-sol d’une maison entourée d’un grillage en fer de 2 m. de haut

    Toutes les tentatives pour prendre d’assaut la forteresse échouent et coûtent de lourdes pertes aux bavarois. Finalement, le commandant du bataillon interdit toute nouvelle attaque et regroupe des fragments des deux compagnies pour les employer à nettoyer l’intérieur des maisons à l’extrémité du village.

   A 9 h, La 4e compagnie est maintenant arrivée en bordure nord et les tireurs ennemis qui s’approchent à 1000 m de l’ouest, sont forcés de faire marche arrière.

   A 10 h, les 1ère et 3e compagnies s’installent en bordure ouest  pour la défense du village. Une partie de la 2e compagnie qui se trouve au sud vient en renfort pour les aider. Depuis le Haut de Koeking, l’artillerie ennemie envoie maintenant ses projectiles. C’est seulement à midi, que le commandant du bataillon de chasseurs demande au 5e groupe du 5e régiment d’artillerie de réserve bavarois de prévoir une brèche dans la sinistre maison en bordure ouest. 20 minutes plus tard, 90 hommes de troupe entraient en force.

   Conthil est maintenant détenu par le 1er bataillon de chasseurs bavarois.  Le test de pénétrer par les hauteurs à l’ouest du village a permis de progresser malgré la barrière de feu peu efficace de l’artillerie ennemie au Haut de Koeking.